La dictée Francophone France-Québec

Vendredi 24 mars 2017, les élèves de troisième et de sixième du collège ont participé à la dictée francophone France – Québec, pour la première fois.

Au travers de l’orthographe, élément essentiel de notre langue, cette opération vise à créer du lien entre les pays francophones. Elle permet à chacun de découvrir de nouvelles cultures, la langue constituant un pont dans l’ouverture à l’autre.

Les textes ont été surprenants, mais certains ont montré une bonne maîtrise de l’orthographe, en obtenant la note de 15,  voir plus. Bravo à tous ! D’autres ont encore quelques notions à maîtriser, mais l’année prochaine, prenons le pari que les améliorations seront bien visibles.

Les trois meilleures copies ont être transmises  aujourd’hui à la section régionale afin de déterminer qui, du Nord, sera retenu. Nous croisons les doigts pour nos élèves.

Les élèves qui ont été sélectionnés pour représenter notre collège lors de cette dictée ont été : Segard Camille de (3B), Dieu Elisa (3B) et Juliette Scouvemont de (3d).

C’est avec plaisir que nous venons d’apprendre que Camille Segard a été sélectionnée à l’échelle de la zone de Cambrai.

Elle s’est classée 3e sur 2 400 candidats répartis dans 400 établissements des Hauts de France, et a participé à la remise des prix le 16 juin 2017, à l’Hôtel de ville de Cambrai, où elle a reçu un premier prixBravo Camille !

Une rencontre émouvante et bouleversante avec Esther Senot, rescapée d’Auschwitz

Article publié par Mme Ribaucourt, professeur d’histoire-géographie

Mme Senot montre le numéro tatoué sur son avant-bras : 58139

Mme Senot est venue mardi 9 mai 2017 après-midi rencontrer les élèves de 3e du collège, afin de témoigner de l’horreur et de l’atrocité des camps de concentration et d’extermination de la Deuxième Guerre mondiale.

Esther Senot est née en 1928. Quand ses parents quittent la Pologne, Esther a 6 mois. Elle grandit en France, à Paris, y fait ses études et obtient son certificat d’études en 1940. Pour ses parents la France est le pays de la Liberté, de la Démocratie ; « Il ne peut rien nous arriver ».

La Deuxième Guerre mondiale éclate. La moitié nord de la France est envahie et occupée par les armées de l’Allemagne nazie. Dès le mois d’octobre 1940, le gouvernement de Vichy dirigé par Pétain met en place des mesures antisémites à l’encontre de la population juive française : des lieux publics, certaines professions  leurs sont interdits ; le port de l’étoile jaune est obligatoire, on impose aux Juifs  le recensement auprès de la gendarmerie française, le couvre-feu est de rigueur à partir de 20 h….

La famille échappe aux premières rafles ainsi qu’à celle du « Vel d’Hiv » du 16 juillet 1942. Le lendemain Esther Senot quitte l’appartement pour vérifier qui, au sein de ses proches,  a échappé à la rafle ; à son retour ses parents, sa sœur et son frère ne sont  plus là et ont été arrêtés. Esther Senot se cache, puis rejoint son frère  à Pau en zone sud. Elle raconte aux élèves la peur de franchir la ligne  de démarcation, la peur d’être arrêtée. Elle retrouve son frère, reste quelque temps auprès de lui ; en novembre 1942 les Allemands envahissent la zone sud, son frère part en Espagne, Esther Senot retourne à Paris.

Elle se présente au foyer de l’UGIF qui tente de l’aider. Esther n’a pas de papiers d’identité, n’a pas la nationalité française, elle erre dans la ville. Elle est arrêtée en juillet 1943, placée dans une cellule de la Conciergerie puis emmenée dans le camp de transit de Drancy. Elle est déportée par le convoi 59 du 2 septembre 1943  vers Auschwitz-Birkenau. Esther Senot a 15 ans, l’âge des élèves qui l’écoutent.

Comme d’autres déportés l’ont fait, Esther Senot décrit les conditions horribles et inhumaines du transport, l’arrivée au camp, les « Kapos » avec leur matraque… Au moment de la sélection, on souffle à Esther Senot « Ne prenez pas d’enfants avec vous !» , c’est difficile pour elle qui souhaite aider les femmes épuisées à porter leurs enfants.

Esther Senot échappe aux chambres à gaz ; elle se fait une amie, Marie, mais vit l’enfer du camp : elle est rasée, un numéro est tatouée sur son bras, « numéro qu’il faut très vite apprendre en allemand et en polonais », l’appel à 5 h du matin, dans le froid, sous la pluie, la neige pendant l’hiver, la sélection le soir pour savoir si on est apte au travail le lendemain, les suicides aussi.

Esther Senot est d’abord affectée aux travaux extérieurs de terrassement ; dans le camp elle retrouve sa sœur Fanny puis, grâce à une amie, elle change d’affectation et passe au tissage. Mordue et blessée par un chien, Fanny  meurt dans la chambre à gaz.

Le 17 janvier 1945, les sirènes retentissent, les Kapos courent dans tous les sens ; des bruits circulent au sujet des armées russes. Le camp est évacué, Esther Senot et son amie Marie font « la marche de la mort » dans le froid, le vent,  affamées, épuisées. « Il ne faut pas s’arrêter, il faut rester debout ! » Les morts sont nombreux. Par wagon, elles arrivent au camp de Bergen-Belsen : un mouroir où sévit le typhus. Esther travaille dans une usine d’armement au  camp de Venusberg ; l’usine est bombardée, le camp évacué. Esther Senot subit à nouveau le transport en wagon à bestiaux vers Mathausen. Le camp est libéré par les Américains le 5 mai 1945.

Esther Senot est soignée avec son amie Marie dans un hôpital militaire puis celles-ci sont rapatriées le 28 mai 1945.

Le retour est difficile : Elle séjourne à l’hôtel Lutetia : visite médicale sommaire, les interrogatoires, la carte d’identité provisoire ; « au début on ne nous croyait pas ». Mme Senot est seule, elle a 17 ans. L’appartement de ses parents est occupé, elle ne peut y retourner « de toute façon le propriétaire me demandait les loyers arriérés non-payés ». « J’étais livrée à moi-même ».

Elle est aidée par une association et trouve un travail de vendeuse.

Mme Senot termine son témoignage et met en garde les élèves contre tout discours discriminatoire, raciste et xénophobe ; discours que l’on continue d’entendre dans une actualité troublée. « Pendant la guerre, les Juifs étaient des boucs émissaires, dans les autres conflits ce sont d’autres minorités ». Elle dénonce également les discours révisionnistes. Elle souligne la chance qu’ont les élèves de vivre dans une démocratie et appelle à plus de tolérance et au droit à la différence.

Aujourd’hui, Esther Senot a 89 ans ; ses 3 enfants, 6 petits-enfants et 6 arrière-petits-enfants sont  « une revanche sur la vie ! »

À la fin de son témoignage, Mme Senot est applaudie ; quelques élèves restent pour prolonger cette rencontre, pour témoigner de leur reconnaissance, poser une question ou simplement la remercier d’être venue. À la demande d’une des élèves, Mme Senot montre le numéro  tatoué sur son avant-bras : 58139.

La Shoah a fait 6 millions de morts parmi la population juive et 220 000 morts parmi les Tziganes.

CROSS du jeudi 18 mai 2017 – Infos pratiques

Nouveau cross pensé et organisé par les élèves et professeurs le

jeudi 18 mai 2017

de 13 h 25 à 16 h 20

au collège Jehan Froissart de Quiévrechain
(Participation obligatoire de tous les élèves sauf certificat médical)

de 12 h 45 à 13 h 15 :

Vestiaires du gymnase ouverts pour les demi-pensionnaires.

Les externes viendront en tenue de sport.

13 h 25 :

Appel, distribution des dossards, stockage des sacs de cours en permanence.

13 h 45 : Départ catégorie « Champion »

5 tours soit 4,5 km sans épreuve.

Remise des récompenses à 14 h 25

14 h 15 : Départ catégorie « Découverte »

2 tours soit 1,8 km avec 2 épreuves à chaque tour.

Remise des récompenses à 15 h 10

15 h : Départ catégorie « guerrier »

6 tours soit 5,4 km avec 4 épreuves à chaque tour.

Remise des récompenses à 15 h 50

15 h 40 : Départ catégorie « solidarité »

4 tours soit 3,6 km avec 4 épreuves à chaque tour.

Attention: il faut courir avec son partenaire et passer la ligne d’arrivée ensemble.

Remise des récompenses à 16 h 20

16 h 20 : Arrêt des derniers survivants sur la course solidarité… Élèves libérés.

Durant les courses, possibilité d’aller regarder les courses :

dans la cours de récréation,

dans une zone ouverte au public derrière le gymnase,

dans une zone ouverte au public entre le city et le gymnase.

Bon courage à tous !

Jour 3 (voyage en Normandie) : We are back !

Tous sur le dance floor pour notre derniére soirée !
Sous l’impulsion de Mme Bukowski, les élèves ont improvisé une petite Boum : détente et rigolades ont été les maîtres mots de cette soirée mémorable !

Jour 3 : Préparatifs en vue du départ pour Honfleur
Beaucoup de tristesse chez nos élèves à l’idée de repartir
Arrivée à Honfleur à 11 h : découverte libre de la ville que tous ont trouvé très jolie.
Les élèves goûtent à un peu d’autonomie (contrôlée) et de liberté, quelques-uns ont du néanmoins du mal à quitter leurs profs !
Retour au collège à 18 h 30 : fatigués mais plein de souvenir en tête.
Nous voulions tous les 4 remercier nos élèves qui ont eu un comportement exemplaire !
Des jeunes attachants dont nous garderons un agréable souvenir.

Mme Bukowski, Mme Blairon, M. Lemaitre et M. Mantoni

Visite d’Honfleur
Départ du centre d’hébergement

Découverte du clavecin par les élèves de 5e

Le jeudi 6 avril 2017, le collège a accueilli Monsieur Loris Barrucand afin de faire découvrir à des élèves de 5e  un instrument qui incarne à merveille la période baroque : le clavecin.

Le temps d’un atelier pédagogique, cet artiste (qui joue dans plusieurs ensembles musicaux, dont Harmonia Sacra qui est un ensemble de musique baroque de Valenciennes) a présenté l’instrument sous toutes ses facettes : les matériaux utilisés pour le fabriquer,  les différentes parties qui le composent,  ses capacités musicales  et enfin  son jeu  à travers différentes pièces du répertoire de cet instrument.

Les élèves ont ainsi découvert que plusieurs compositeurs de l’époque baroque  avaient écrit pour le clavecin des « portraits musicaux », des descriptions de paysages, des pièces imitant des animaux, des scènes de guerre  et même certains phénomènes météorologiques comme l’orage.

À l’issue de cet atelier, les élèves qui le souhaitaient ont pu s’essayer à leur tour au clavecin et jouer quelques notes.

Ce fut une belle matinée musicale, source d’un véritable enrichissement culturel et personnel pour les élèves du collège ! Ces derniers se joignent à moi pour remercier chaleureusement Monsieur Barrucand pour son enthousiasme et la qualité de son intervention.

Présentation d’une pièce du clavecin, le sautereau
A l’intérieur du clavecin
Jeux auditifs
les élèves répondent à la question posée

 

 

 

 

 

 

Présentation d’une partition de clavecin aux élèves
Les élèves jouent du clavecin

 

 

 

 

 

Article publié par : Monsieur Eric Musy, professeur d’éducation musicale et de chant choral

Jour 2 (voyage en Normandie) : D Day

Après avoir récupéré nos deux guides Élodie et Raphaëlle au Mémorial de Caen à 9 h 30, nous nous sommes dirigés vers Omaha Beach et le cimetière américain de Colleville sur Mer. Les élèves piqués de curiosité se sont montrés investis et désireux d’apprendre d’avantage sur ce fameux jour. Les anecdotes personnelles, familiales sur les soldats engagés ont particulièrement ému nos élèves : leur attitude a d’ailleurs été exemplaire.

Notre aventure s’est poursuivie avec la découverte de la batterie de Longues sur Mer, l’un des éléments essentiels de la défense du Mur de l’Atlantique. Moment bien sympathique ponctué de selfies enjoués !

Direction Arromanches pour un pique-nique sur le front de mer face aux vestiges du port artificiel installé par les britanniques dès le 7 juin 1944.

Le musée de Débarquement nous a permis d’en apprendre davantage sur cette prouesse technologique, clé de voûte de la bataille de Normandie.

Les élèves ont ensuite adoré la projection sur 360° du film sur les 100 jours de la bataille de Normandie.

17 h 30 : Retour au centre de jeunes en passant par BAYEUX pour évoquer sa célèbre tapisserie.

M. MANTONI and Co

Cimetière américain de Colleville sur Mer
Batterie de Longue sur Mer
Batterie de Longue sur Mer
Pique-nique sur le front de mer

Voyage en Normandie : du repos pour tout le monde !

Arrivés au centre de THAON, les élèves sont répartis par chambre, puis prennent très vite leurs marques, foot pour certains, tournoi de tennis de table ou balançoire pour d’autres, et un besoin d’énergie pour tout le monde : il faut recharger les téléphones portables ! Certain(e)s découvrent les joies de faire son lit.

Petit détour par CAEN pour deux d’entre nous, mais sans conséquence pour la suite du séjour.

Ce matin, réveil au chant des oiseaux, il a plu cette nuit, petite mine de certains qui ont discuté tard dans leur chambrée…

Petit déjeuner à 8 h et départ à 9 h pour la suite de nos aventures.

M. LEMAITRE and Co

Jour 1 (voyage en Normandie) : Début notre périple normand !

Après 4 h 30, un passage par le pont de NORMANDIE (pont à hauban étudié en technologie en 5e et cher à M. LEMAITRE), un arrêt bien mérité !

Un agréable pique-nique dans l’herbe au soleil, et sous la tente pour les plus frileux, l’occasion pour tous de se dégourdir les jambes.

13 h Visite du bunker du général RICHTER responsable de la zone de défense de la Normandie en 1944

13 h 30 – 16 h 30 Visite guidée du Mémorial sur le thème La Seconde Guerre mondiale : guerre d’anéantissement

Visionnage d’un film sur les 100 jours de la bataille de la NORMANDIE : SURPRISE de nos élèves lorsqu’ils apprennent qu’il y a eu bien d’autres faits en Normandie au-delà du 6 juin 1944

Découverte de l’exposition sur la guerre froide

Nos élèves ont fait preuve de beaucoup de curiosité, d’intérêt et ont sagement interagi avec les guides,

(Photo de Groupe en clin d’œil à une Épreuve Commune)

16 h 45 : En route pour le centre de THAON : un repos bien mérité attend le groupe.

Mme BLAIRON and Co

Pont de Normandie
Pique-nique des élèves
Visite du Mémorial

 

 

 

Départ pour la Normandie, ce mardi 2 mai 2017 avec 48 élèves !

À 6 h 45, tous les élèves étaient au rendez-vous, certes les yeux un peu cernés, mais tous excités à l’idée de partir pour ces trois jours de découverte en Normandie, accompagnés de leurs professeurs Mmes Blairon et Bukowski et MM. Lemaitre et Mantoni.

À l’initiative de Mme Bukowski, une grande majorité d’élèves de 3e vont parcourir les grands sites dédiés à la Seconde Guerre Mondiale : Le Mémorial de CAEN, les plages du débarquement du 6 juin 1944, le cimetière Américain de COLLEVILLE sur MER, la batterie allemande de LONGUES SUR MER, la pointe du Hoc, le cimetière allemand de la CAMBE, Arromanches et la visite de Saint Mére l’église ainsi qu’un passage par HONFLEUR lors de notre retour.

Dans le cadre de la nouvelle réforme des collèges, un Enseignement Pratique Interdisciplinaire (EPI) autour du « Devoir de Mémoire » a été conçu et ce voyage est l’aboutissement du travail entrepris.

Rendez-vous à la prochaine étape…

Mme BUKOWSKI and Co

Sans casque à vélo, votre enfant risque plus qu’un bobo.

Le 22 mars 2017, le port du casque à vélo devient obligatoire pour les enfants (conducteurs ou passagers) de moins de 12 ans. À cette occasion, la Sécurité routière lance une campagne de prévention à destination des parents, dans la presse.
À travers cette campagne, il s’agit de montrer que le port du casque pour les enfants n’est pas seulement une obligation, mais aussi une nécessité pour leur sécurité.

La décision de rendre obligatoire le port du casque pour les enfants de moins de 12 ans s’inscrit dans la continuité de la mesure n°16 du Comité interministériel de la sécurité routière du 2 octobre 2015 visant à réduire la gravité des blessures au visage et les risques de traumatismes crâniens des enfants pratiquant le vélo.
Le décret n° 2016-1800 relatif à cette obligation, paru au Journal officiel le 22 décembre 2016, a prévu un délai de 3 mois pour que chaque famille puisse avoir le temps de s’équiper correctement. L’entrée en vigueur de cette obligation sera donc effective à compter du 22 mars 2017.
La responsabilité de l’adulte est engagée : si un adulte transporte à vélo un enfant passager non-casqué ou accompagne un groupe d’enfants non-protégés, il risque une amende de quatrième classe (90 euros).